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Sujet : Et le clown était triste

Et le clown était triste son maquillage coulait,
Les reins brisés aux champs les gosses ne riaient plus.
Les pères n'ont plus le sou, les mères ont trop vécu,
Un brouillard éternel fit taire les insurgés.

Le cirque se vidait, les troupes sont épuisées,
La marmaille saignait du fond de ses entrailles,
La purge des bourreaux ne connaît pas de faille,
Les penseurs éclairés effacés à jamais.

Pourchassant troubadours et autres saltimbanques
Les tortionnaires assirent leur domination,
L'effroi rongea le cœur de la population,
L'occupation féroce faisait rugir les tanks.

La scène ne brillait plus, les artistes humiliés,
Les meneurs de révolte pourrissaient dans les geôles,
Le massacre grondait jusque dans les écoles,
La ville fût rasée en toute impunité.

Monsieur Loyal pendu en haut du chapiteau,
C'est la kommandantur qui célébrait l'office,
Les fleurs sentaient la peste mélangée à la pisse
Et le clown était triste, seul, au fond d'un cachot.

Dernière modification par julien (27/05/2015 19:35:43)

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé par le désir de changer de lit. (Baudelaire)
http://poesiejulienr.over-blog.com/

Re : Et le clown était triste

C'est joli. Le début du poème est moins limpide que sa seconde partie, ce qui m'a surpris.
La fin de l’insouciance est très claire, le reste un peu moins....si tout le monde est massacré, pourquoi les familles peinent sous le labeur, etc. ?
Peut-être as-tu voulu dire trop de choses d'un coup ?
En tout cas les images et l'intention demeurent très fortes.

"Ouvrez moi cette porte ou je frappe en pleurant"
                                                                              Apollinaire

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Re : Et le clown était triste

C'est vrai que souvent on écrit mais on ne se rend pas compte de ce genre de chose,merci du conseil.En fait je voulais parler de colonisation,soumission d'un peuple puis massacre ,j'aurais du mieux organiser  le texte.

Dernière modification par julien (20/06/2015 13:48:44)

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé par le désir de changer de lit. (Baudelaire)
http://poesiejulienr.over-blog.com/

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