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Sujet : Velvet Touch.

Ya des jours comme ça, on se lève tout va bien, on se met devant le clavier et hop, on écrit des choses tristes à deux balles alors que le soleil brille. Moi le soleil ça m'as toujours rendu triste, peut-être parce que ça me rapelle de mauvaix souvenirs...
Je tiens à préciser que ce n'est pas autobiographique grand-sourire-1
Bonne lecture les souris!



Velvet Touch.


Elle copule et se glisse, s’immisce entre les veines et leur vices, elle se mêle au miel et au fiel des sévices, elle parcourt, plonge et réunit, dans la chair et leurs chairs, elle se nourrit de leur corps, leur amour et leur sexe, écarte les cuisses. Je suis l‘essence, le poison dans le ciel.
Je suis une catin, une putain, une immortelle, si gracieuse et légère, comme le temps, je cours, vole et m'élève aux désirs des violoncelles.

Libertine.

Baise-moi.
C’est toujours le même refrain, rien ne change jamais. Dans leurs cœur je le sais, mais dans le mien c’est l’enfer.
Fait-moi l'amour. Je le veux, tu me veux. Tu m’aimes?
Oui.
Je t’aime.
Moi aussi.
Je suis Libertine, synonyme de luxure et de sexe, les froufrous et les dentelles, les violons d’Ingres des peintres et catin immortelle sans être la prostituée du tout Paris.
Je suis une courtisane de luxe, insoumise.

Tout les matins je sens l’odeur du faubourg malveillant qui s’échappe et s’égard par ma fenêtre ouverte. Ma robe de chambre est bleu et ma tasse de thé chinoise. Mes cheveux rouges sont relevées, ultime étreintes, ultimes baisers.
Caresse-moi, caresse-moi.
Frénésie ardente et violente. La chambre est sombre et la nuit noire.
Le soleil qui perce, les notables d’un autre temps qui parcours les rues, le métro, les bouches d’égout.
Sagesse délicate qui se frotte à mes mollets, une chatte persane sensuelle et si douce, je suis synonyme de désir.

Vient, oh oui, vient…
Je sais leurs visages, je sais leurs noms. Ils m’aiment, ils croient me dévorer, je suis leur Nosferatu de l’amour. Je me nourris de leur cœur, et il m’en faut toujours plus, les larmes de sang s’égouttent de mes yeux quand je viens, quand j’arrive, je saigne de l’intérieur et tout déborde. 
Entre mes seins, une goutte d’encre noir qui glisse entre mes cuisses comme leurs mains, elle disparaît toujours quand ils croient la toucher.
Le parfum d’une robe victorienne, un chignon sage et relevées, quelques mèches qui s’égarent dans ma nuque aussi blanches que mes hanches.
Regards furibonds des vieilles dames, je me suis perdue dans le vingtième siècle. Les calèches et les chevaux sont morts mais les homme sont toujours les mêmes.

Encore, encore…
Petite âme parisienne, je parcourt galeries et musées, j’observe, je touche, une nostalgie romantique me saisit. Assise à un bar, la voix sourde et délicieuse d’une chanteuse, et ses mains qui caressent le piano, les notes grisante comme l’alcool, vice de tout temps dans lequel je plonge parfois.
Alors, ivre de désespoir et ivre de vivre, je m’allonge, je les laisse me déshabiller.
Je suis synonyme de sensualité.

Assise sur un banc de pierre, le cimetière est mon refuge. La nuit venu, je rejoint ses habitants sourds et muets mais pas aveugles pour autant je le sais.
Allongée sur une tombe, je rêve au rois d’autres siècles, mes larmes de sang coulent encore, tandis que le défunt dans sa tombe se nourrit de ma peine.
Mes longs cheveux de flammes défaits et mes bottines à terre, j’embrasse un fantôme.

Je me noie sous des décombres d’eau une fois que j’ai jouie.
J’ai perdu mon odeur et la leur s’est collée, parasite intempestif qui me brûle, je pue leur amour et leur sexe. Je ne suis plus moi, je ne suis plus personne, et je laisse l’eau me noyer.
J’entrouvre les lèvres, je bois, je bois encore comme pour me purifier. Que mes poumons s'emplissent, que les molécules infimes et microscopiques emplissent chacunes des cellules de mon sang, se gorge de leurs parfums, leur odeur animale de mâles, leurs sueurs...
Je viens souvent, mais tout devient identiques à force.
Il n’y a que les corps qui changent, il n’y a que les visages, les noms, le regard. Leur amour aussi peut-être, je ne sais pas.
Je suis libertine.

C’était l’époque de Louis XIV, les demoiselle en robe de dentelles, les berthes de gaze et les décolletés carrés, vertugadin et éventail, bas et jarretelles, une coupe cavalière et quelques boucles anglaises, je glissais quelques pas de danse au bras de quelques comtes et nobles français. Le clavecin régulier, je menais la cadence.
Ils menaient la leur.
Une fête délicate et étourdissante, des rires qui sonnaient comme du cristal, les cils de velours dans quelques gentilshommes italiens de passage.

Venise et ses masques, fêtes, luxes et voluptés. Tous se cherchent et se frôlent dans ce jeu de dupe où chacun fait semblant de ne pas connaître l’autre.
D’autres gens d’une autre époque…
J’ai traversé les siècle et j’ai fêté les nouveaux millénaires avec les spectres de mes mécènes.

Jack l’éventreur est arrivée, et le tout Londres se gausse. Ces bourgeaois indolents organisent bals et réception tandis que dans leurs ouvriers meurent à petits feu dans la machine monstrueuse de l'industrie.Quelques catins des ports tués et la paranoïa s’installe. Rien n’as changé.
Les fêtes sont un peu moins lumineuse, et l’industrie est en marche. Bientôt, la Tour Eiffel, bientôt le Titanic.
Je suis toujours libertine.

Mais bientôt c’est la guerre et un autre siècle encore.
Un homme nommé Adolf Hitler sème désastre et violence sur son passage, ses mots sont durs, son ton claque aussi froid et dur que les bottes des SS qui défilent dans Berlin.
Des drapeaux érigés dans toute l’Allemagne, je devrais fuir mais je suis comme soûl du Mal des hommes, stupéfaite par l’évolution de l’Homme en l’Animal.
Le diable semble bien s’adapter à la modernité et aux technologies.
Vous dansez mademoiselle?
Un SS m’invite, parfait aryen des enfants de Thor. Ses yeux sont doux et sa voix posés. Des gestes gracieux et une figure oubliée.
Mais le temps passe et les avions de chasse parcourt le ciel.
La mort ramasse ses enfants sur les champs de bataille et les camps de concentration, véritable marché à ciel ouvert pour la Faucheuse.

J’ai parcouru le monde et je suis revenue dans Paris.
L’urbanisme tente peu à peu d’écraser les restes du passé, comme pour oublier Révolution et Occupation.
Mes fenêtres sont grandes et mon espace est vide. Les fleurs tente de calmer la mélancolie ambiante du règne moderne mais rien n’y fait.
Ils ne dorment jamais dans mon lit, je ne dort jamais dans le leur. Leurs bras se tendent mais je me replie
Prenez mon hanches mais jamais mon cœur.

J’ai observé mes compagnons de voyage. Tenter de les imiter. Droguée à leur musique mélancolique et froide, les violoncelles stridentes et les guitares rageuses, leurs voix décharnées qui supplient et implore la Mort.
Tout tend à pense que leur monde court au progrès mais tout n’est qu’illusion. Il clame leurs joies de vivre et se mentent à eux-mêmes.
Leurs chansons clament leurs mal de vivre, les images sont superficielles et fallacieuses, leur art contemporain clame le néant, toute émotion semble si morte et la mélancolie résonne.

Aime-moi.
J’aimerais. J’aimerais aimer.
Comment aimer des ombres? Un visage me trouble toujours quand je viens et je regrette cette époque désuète dans laquelle je tente de me vautrer.
Je viens, je vient toujours mais un visage, un nom résonne dans ma tête, un nom parcourt mes lèvres et griffe mon corps, et leurs noms n’est que le sien.
Leurs noms n’est plus le sien.
Ses cheveux m’étourdissent et leurs mains tente de me pénétrer.
Assise, je ne suis plus rien ni personne, j’entends leurs gémissements et c’est un autre que je vois.
Le sang coule encore de mes larmes, mes lèvres tremblent, mes yeux vrillent, mes cils frémissent.
Étourdie de plaisir, une boule monte dans mon ventre et redescend, un feu d’artifice explose dans ma tête et c’est lui.
J‘entends des anges.

Allongée sur une tombe, j’écoute le chant si doux des oiseaux errant comme moi. Le bruissement doux du vent et les chuchotement des morts dans les arbres.
Le soleil réchauffe mes bras couverts de dentelles noirs.
Libertine, libertine, mais qu’as-tu donc? N’es-tu pas synonyme de plaisir, de désir et de volupté?
Libertine, libertine, pourquoi donc es-tu si triste? N’es-tu pas la courtisane immortelle de l’humanité?
Libertine, libertine, ton jupon est flétrie et tes joues se faneront mais ton nom jamais.

Je suis libertine.
Je ne serai jamais
Synonyme d’amour.

Lestat, le 26 Août 2007.


Par Lestat, Morigane de Gray. Toute reproduction est formellement interdite, complète ou partielle sans le consentement de l'auteur.
Tout droits à Lestat, Morigane de Gray.

Je m'aime XD.
Mais rassures-toi, je t'aime aussi^^.

2

Re : Velvet Touch.

une fois n'est pas coutume, j'ai aimé!  mais sans plus cette fois-ci sans que je sache comment l'expliquer. Peut-être le rythme posé du texte, comme une vague sur laquelle on glisse paisiblement, sans acoup. tu devrais ordonner ta progression parce que tu parles de robe victorienne puis ensuite de Louis XIV. dc ça m'a un peu chiffonné.

sinon comme d'hab, de bien belles images même si tu devrais essayer de changer celle des larmes de sang qu'on retrouve trop souvent.

en tout cas, bonne idée d'établir une chronologie peinte comme des tableaux et scènes de vie. très bonne idée.

aller, au plaisir de te lire! :) ;)

www.myspace.com/sweetdeadcorpse
www.myspace.com/arsaniit
www.myspace.com/seadem

"Pardonner, ce n'est pas oublier, c'est arrêter de souffrir......"

3

Re : Velvet Touch.

L'idée de vague en effet, c'est une bonne image. C'est ce que je voulais donner comme impression, que tout coule toujours péniblement. Les larmes de sang, mince alors, c'est vrai que certaines choses reviennent malgré moi parfois, des expressions, des mots...

Je m'aime XD.
Mais rassures-toi, je t'aime aussi^^.

4

Re : Velvet Touch.

bah t'inquiète, c'est pour tout le monde! y'a pas de mal à ça mais juste que ça devienne pas trop récurrent dans tes écrist. enfin moi ce que j'en dis... le truc c'est que les larmes de sang c'est trop utilisé par les gothopouffe suicidaire donc maintenant, je tique un peu dessus même si je l'utilise encore... ^^ (oui en fait je suis une gothopouffe) rire-1

www.myspace.com/sweetdeadcorpse
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www.myspace.com/seadem

"Pardonner, ce n'est pas oublier, c'est arrêter de souffrir......"

Re : Velvet Touch.

C'est rare que je suis pas preums à donner mon avis !! en tout cas j'ai bien aimer fluide bien écrit et pour ce qui es des détails donné par Oxy (chronologie) heureusement qu'elle y est car moi et l'histoire ça fait 2 ! pour les larmes de sang j'vois pas ce qu'on pourrais dire d'autres pour pas que ça soit répétitif enfin bref encore okbisou-1

http://www.toile-gothique.com/forum/img/attached/4-a-1251375038.gif

6

Re : Velvet Touch.

Bah Papounet (désolé papa Oraku ^^, jtai trompé), fallait bien que quelqu'un te remplace pour le preum's sinon lestat aurait pas encore de com's triste-1

www.myspace.com/sweetdeadcorpse
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Re : Velvet Touch.

eh bey!! je suis fan , tu sais vraiment comment tenir le lecteur c'est affolant! bravo je n'avais encore jamais lu ce que tu avais ecris et ben je vais y remédier c'est vraiment bien ce que tu fais!!!

Dernière modification par AkAsHa (12/09/2007 00:37:23)

Un CoEuR QuI A CesSé De BaTtRe PeUt-Il EncOrE Se BrIsEr?...

http://img179.imageshack.us/img179/4164/aka2fd1.jpg

8

Re : Velvet Touch.

ohlàlà non mais arrêter commencer pas à tous me lire rire-1
Je vais rougir moi si tout le monde commence à parler de mes nouvelles, j'avais mes gens habituelles, je vais rougir moi rire-1
Ben heu....Merci en tout cas d'avoir pris le temps de me lire, mais je te préviens que les autres sont 10 fois plus longues!

Je m'aime XD.
Mais rassures-toi, je t'aime aussi^^.

9

Re : Velvet Touch.

c'est vrai que là pour le coup c'est reposant grand-sourire-1

aaah le libertinage... si je pouvais trouver des candidates pour ce genre de plaisir...

http://img188.imageshack.us/img188/5626/miniyrogrey.gif http://c2.ac-images.myspacecdn.com/images02/44/s_ebfa285c2813479db30fc41348b68fc5.png

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Re : Velvet Touch.

ton texte est fluide à lire, au bout d'un moment je m'attendais à des rebondissements mais rien.triste-1
le thème du libertinage est très bien choisit.

www.myspace.com/sophiecampisi

11

Re : Velvet Touch.

belmoth a écrit:

ton texte est fluide à lire, au bout d'un moment je m'attendais à des rebondissements mais rien.triste-1
le thème du libertinage est très bien choisit.

Mais justement faut pas chercher de rebondissemnts ou quoi que ce soit. Comme c'est une femme mélancolique, tout tournes toujours de la meme façon et voilà!

Je m'aime XD.
Mais rassures-toi, je t'aime aussi^^.

Re : Velvet Touch.

joli style...
une de mes connaissances vivait un peu dans cet état d'esprit...
j'ai l'impression de la revoir en lisant ces lignes...

vers Seuil...

13

Re : Velvet Touch.

En même temps, c'est pas une des meilleurs à mon avis! même si j'ai déjà écrit pire!

Je m'aime XD.
Mais rassures-toi, je t'aime aussi^^.

Re : Velvet Touch.

c'est pas une question d'écrire bien ou pire
il s'agit juste d'écrire juste
je pense...

non ?

vers Seuil...

15

Re : Velvet Touch.

Ecrire juste c'est abstrait. Ecrire bien ou mal, aussi.
C'est pas la manière, mais la matière qui compte.

Enfin pour moi les deux je suis perfectionniste!

Je m'aime XD.
Mais rassures-toi, je t'aime aussi^^.

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